Réponse rapide: La politique de lutte contre l'intimidation en milieu scolaire en Ontario est régie par la Loi sur l'éducation et plusieurs notes de service, notamment la PPM 144 (Plan de prévention et d'intervention en matière d'intimidation) et la PPM 145 (Discipline progressive et promotion des comportements positifs des élèves). En vertu de la loi ontarienne, l'intimidation est définie comme un comportement agressif et généralement répété d'un élève, visant à causer ou susceptible de causer du tort, de la peur ou de la détresse à une autre personne, et qui survient lorsqu'il existe un déséquilibre de pouvoir réel ou perçu. Chaque conseil scolaire de l'Ontario doit avoir un plan de prévention et d'intervention en matière d'intimidation documenté. Lorsqu'un cas d'intimidation se produit, les écoles sont tenues d'enquêter, d'intervenir et de communiquer avec les parents des élèves touchés. Les directions d'école doivent aviser les parents lorsqu'un élève a été victime d'intimidation de la part d'un autre élève.
Points saillants de la politique de lutte contre l’intimidation dans les écoles de l’Ontario
- La définition légale de l'intimidation en Ontario, en vertu de la Loi sur l'éducation, comprend trois éléments : un comportement agressif et généralement répété ; l'intention ou l'effet probable de causer un préjudice, de la peur ou de la détresse (physique, psychologique, sociale, scolaire ou réputationnelle) ; et un déséquilibre de pouvoir réel ou perçu entre l'élève qui harcèle et l'élève qui est lésé.
- La loi Accepting Schools Act (projet de loi 13, 2012) a modifié la loi sur l'éducation pour exiger que les écoles soutiennent les élèves ayant des problèmes d'orientation sexuelle et d'identité de genre et pour inclure l'intimidation fondée sur ces caractéristiques comme une interdiction spécifique.
- Le PPM 144 exige que chaque conseil scolaire public de l'Ontario élabore et mette en œuvre un plan de prévention et d'intervention en matière d'intimidation en consultation avec le personnel, les élèves et les parents.
- La loi visant à assurer la sécurité des enfants à l'école (projet de loi 157 de 2010) oblige tout le personnel scolaire, et non plus seulement les enseignants et les administrateurs, à signaler au directeur tout incident grave susceptible d'entraîner une suspension ou une exclusion. Les directeurs doivent informer les parents des élèves ayant subi des préjudices.
- La cyberintimidation, y compris les actes qui se produisent en dehors des heures de classe mais qui ont un impact sur l'environnement scolaire, est incluse dans le champ d'application de la définition de l'intimidation et du cadre disciplinaire de l'Ontario.
- En vertu du cadre disciplinaire progressif de l'Ontario, une suspension doit être envisagée (mais non appliquée automatiquement) pour chaque incident d'intimidation. La gravité, la fréquence et le contexte de l'intimidation sont autant de facteurs à prendre en compte.
Cadre juridique de l'Ontario pour la lutte contre l'intimidation dans les écoles
Définition de la loi sur l'éducation
La définition de l'intimidation en Ontario, selon l'article 1(1) de la Loi sur l'éducation, est précise et couvre un large éventail de comportements. Analyse du projet de loi 212 par la Fédération des enseignantes et enseignants de l'élémentaire de l'OntarioLe harcèlement scolaire se définit comme un comportement agressif et généralement répété, intentionnel ou dont l'élève devrait savoir qu'il est susceptible de causer un préjudice, de la peur ou de la détresse à autrui (qu'il s'agisse de préjudices physiques, psychologiques, sociaux, scolaires, de réputation ou matériels), ou de créer un climat scolaire négatif pour autrui. Ce comportement doit se produire dans un contexte de rapport de force réel ou perçu entre l'élève harceleur et la victime.
Cette définition est plus large que la conception courante du harcèlement. Elle englobe non seulement les violences physiques, mais aussi l'atteinte à la réputation, l'exclusion sociale et la création délibérée d'un climat scolaire délétère pour un autre élève. Elle inclut également les situations où un élève « devrait savoir » que son comportement est préjudiciable, même s'il affirme n'avoir aucune intention de nuire. Cela empêche les élèves de se défendre en invoquant l'excuse « Je ne voulais pas leur faire de mal » lorsqu'ils adoptent un comportement qu'une personne raisonnable jugerait nuisible.
Loi sur les écoles d'accueil (2012)
Le projet de loi 13, la Loi sur les écoles inclusives, a modifié la Loi sur l’éducation afin de lutter explicitement contre l’intimidation fondée sur l’orientation sexuelle, l’identité de genre et l’expression de genre. La Loi exige que les conseils scolaires soutiennent les élèves dans la création d’activités et d’organisations favorisant un climat scolaire positif (communément appelées Alliances gaies-hétéros ou AGH). Elle inclut également explicitement la discrimination et l’intimidation fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre dans la définition des comportements interdits par la Loi sur l’éducation.
Loi sur la sécurité de nos enfants à l'école (2010)
Le projet de loi 157 a apporté une modification particulièrement importante aux personnes responsables du signalement de l'intimidation. Auparavant, cette responsabilité incombait principalement aux enseignants et aux administrateurs. Le projet de loi 157 a étendu cette obligation à tout le personnel scolaire en contact direct avec les élèves, y compris les aides-enseignants, les concierges et les autres membres du personnel non enseignant. Plus important encore pour les parents, il oblige les directions d'école à les informer des cas d'intimidation graves survenus chez leurs enfants.
Que doivent faire les écoles lorsqu'un cas de harcèlement est signalé ?
De nombreux parents signalent le harcèlement scolaire de leur enfant et sont frustrés lorsque la réponse leur paraît insuffisante ou trop lente. Comprendre les exigences légales permet aux parents de mieux défendre leurs droits.
- Enquête: Les établissements scolaires sont tenus d'enquêter sur les signalements de harcèlement. L'enquête consiste généralement à s'entretenir avec l'élève ayant signalé les faits, les témoins éventuels et l'élève accusé de harcèlement. Les établissements scolaires doivent documenter l'enquête.
- Principale notification aux victimes : En vertu du projet de loi 157, lorsqu'un élève est victime de violences de la part d'un autre élève, le directeur doit en aviser le parent ou le tuteur de l'élève lésé. Cet avis doit décrire les faits et les mesures prises par l'école.
- Discipline progressive : Pour chaque cas avéré d'intimidation, l'école doit envisager une suspension conformément au cadre disciplinaire progressif de l'Ontario. La suspension n'est pas automatique : l'école tient compte de la gravité, de la fréquence, du contexte et des circonstances atténuantes. Un premier incident mineur d'intimidation pourrait donner lieu à une discussion réparatrice et à un avertissement. L'intimidation répétée ou grave peut mener à une suspension ou à une exclusion.
- Documentation sur l'OSR : Tout incident d'intimidation avéré doit être consigné dans un rapport d'incident violent et versé au dossier scolaire de l'élève de l'Ontario (DSO). L'ETFO précise que tout incident d'intimidation avéré doit être signalé au directeur et consigné par écrit.
- Soutien aux deux élèves : Les établissements scolaires sont tenus d'apporter leur soutien non seulement à l'élève victime de harcèlement, mais aussi à l'élève auteur de harcèlement, dans le but de modifier les comportements plutôt que de simplement les punir.
Que faire lorsque leur enfant est victime de harcèlement scolaire ?
Les étapes ci-dessous sont spécifiquement adaptées au système scolaire et au cadre juridique de l'Ontario :
- Documentez tout avant de contacter l'école : Notez par écrit ce que votre enfant vous a dit, en précisant les dates, les heures, les lieux et les noms des autres élèves impliqués. Conservez des captures d'écran de tout harcèlement en ligne ou sur les réseaux sociaux. Ces documents vous seront utiles à chaque étape ultérieure.
- Rédigez un rapport écrit officiel à l'attention du directeur, et non pas seulement un rapport verbal : L'envoi d'un courriel au directeur constitue une trace écrite horodatée. Il déclenche également l'obligation formelle pour l'établissement d'enquêter. Une conversation verbale dans un couloir ne produit pas les mêmes preuves de traçabilité.
- Demander une confirmation écrite des conclusions de l'enquête : Demandez au directeur de confirmer par écrit les conclusions de l'enquête et les mesures prises. En vertu du projet de loi 157, le directeur est tenu de vous aviser si votre enfant a subi des préjudices. S'il ne vous a pas avisé, demandez-lui directement une confirmation écrite.
- Si la réponse de l'école est inadéquate, saisissez le conseil scolaire : Chaque conseil scolaire de l'Ontario compte un surintendant du bien-être des élèves ou un responsable occupant un poste similaire, chargé de la sécurité dans les écoles. Si la réponse du directeur est insatisfaisante, la prochaine étape consiste à déposer une plainte écrite auprès du surintendant du conseil scolaire.
- Contactez la Commission ontarienne des droits de la personne si l'intimidation repose sur des motifs prohibés : Si le harcèlement implique une discrimination fondée sur la race, la religion, le sexe, l'orientation sexuelle ou le handicap, Commission ontarienne des droits de la personne elle fournit des ressources et, dans les cas graves, elle accepte les plaintes.
Cyberintimidation et comportements en ligne : que peuvent faire les écoles de l'Ontario ?
En Ontario, la définition de l'intimidation inclut les comportements qui se produisent en dehors des heures de classe lorsqu'ils créent un climat scolaire négatif pour un autre élève. Cela signifie que la cyberintimidation par le biais des médias sociaux ou des applications de messagerie qui nuit au sentiment de sécurité et de bien-être d'un élève à l'école relève de la compétence de l'établissement, même si ces comportements ont eu lieu la fin de semaine ou après les heures de classe.
Il s'agit d'une disposition importante et souvent mal comprise. De nombreux parents pensent que la cyberintimidation qui se produit hors de l'enceinte scolaire ne relève pas de la responsabilité de l'école. En Ontario, ce n'est pas le cas si ses répercussions se font sentir à l'école. Les écoles peuvent et doivent enquêter sur les cas de cyberintimidation qui rendent l'expérience scolaire d'un élève négative et dangereuse, même si les messages ont été envoyés à partir d'appareils personnels en dehors des heures de classe. L'école doit néanmoins démontrer que le comportement était lié au milieu scolaire, mais ce critère est généralement rempli lorsque l'intimidation implique des camarades de classe et nuit à la participation de la victime à la vie scolaire.
Comment les petites écoles gèrent différemment le harcèlement scolaire
L'un des avantages structurels des petits établissements scolaires réside dans la réduction de la fréquence et la détection plus précoce du harcèlement scolaire. Dans un établissement de 150 élèves où les enseignants connaissent chaque élève par son nom, les dynamiques sociales inhabituelles sont repérées bien plus tôt que dans un établissement de 1 500 élèves. Un élève qui s'isole de son groupe d'amis, qui devient silencieux pendant la pause déjeuner ou qui manifeste des signes d'anxiété en classe est remarqué en quelques jours dans un petit établissement. Dans un grand établissement, ce même élève pourrait passer inaperçu pendant des semaines.
À l'Académie USCA, les classes de 5 à 15 élèves permettent aux enseignants et au personnel d'avoir une connaissance approfondie des dynamiques interpersonnelles au sein de chaque groupe. Cette visibilité structurelle ne remplace pas une politique formelle de lutte contre le harcèlement, mais elle crée un environnement où le harcèlement est plus difficile à maintenir impuni et plus facile à gérer rapidement lorsqu'il se produit. activités scolaires et vie communautaire Cette page décrit le type de communauté scolaire que l'Académie USCA s'efforce délibérément de promouvoir.
Les familles qui envisagent d'inscrire leurs enfants dans une école privée en Ontario, notamment en raison de préoccupations liées à l'intimidation dans un établissement plus important, devraient se renseigner précisément sur la politique officielle de l'école en matière de lutte contre l'intimidation, sur la manière dont les incidents d'intimidation sont signalés et font l'objet d'enquêtes, et sur les mesures prises par l'école pour favoriser un climat scolaire positif, au-delà de la simple existence d'une politique écrite.
Inquiet(e) par le climat scolaire de votre enfant ? Les classes à effectifs réduits et la communauté soudée de l'Académie USCA facilitent le maintien d'un environnement d'apprentissage positif et sécuritaire où chaque élève est connu. Appelez +1 (905) 232-0411 ou visitez le site uscaacademy.com/private-school-mississauga pour en savoir plus sur l'approche de l'Académie USCA en matière de communauté scolaire.
Foire aux questions : Politique de lutte contre l'intimidation dans les écoles de l'Ontario
1.L’intimidation est-elle un délit criminel au Canada ?
L’intimidation en général n’est pas expressément définie comme une infraction criminelle par le Code criminel du Canada. Cependant, certains comportements d’intimidation peuvent constituer des infractions criminelles : les voies de fait sont des voies de fait au sens du Code criminel ; les dommages matériels intentionnels constituent des méfaits ; les menaces constituent des menaces criminelles ; et la cyberintimidation, notamment la diffusion non consensuelle d’images intimes, est une infraction spécifique du Code criminel ajoutée en 2015. Dans les cas graves qui atteignent le seuil d’une infraction criminelle, la police peut intervenir en plus des mesures prises par l’école. Les mesures disciplinaires scolaires et les conséquences pénales ne sont pas incompatibles.
2.Que peut faire un parent si l'école n'enquête pas correctement sur un signalement de harcèlement scolaire ?
Tout d'abord, assurez-vous que le signalement a été fait par écrit au directeur. Si les conclusions de l'enquête vous sont communiquées verbalement et que vous les jugez insuffisantes, demandez une confirmation écrite des conclusions et des mesures prises. Si la réponse de l'école demeure insatisfaisante, adressez-vous au surintendant du bien-être des élèves du conseil scolaire. Si l'intimidation repose sur un motif de discrimination interdit (race, religion, sexe, handicap, orientation sexuelle), le Tribunal ontarien des droits de la personne constitue une autre voie de recours. Dans les situations graves, il est judicieux de consulter un avocat spécialisé en droit de l'éducation. Commission ontarienne des droits de la personne fournit des ressources pour les situations de harcèlement liées aux droits de l'homme.
3.La politique de l'Ontario contre l'intimidation s'applique-t-elle aux écoles privées ?
Le cadre de lutte contre l’intimidation dans les écoles publiques de l’Ontario, y compris les exigences spécifiques des PPM 144 et 145, s’applique principalement aux écoles financées par l’État. Les écoles privées ne sont pas directement régies par ces PPM. Toutefois, les écoles privées inspectées par le ministère élaborent généralement leurs propres politiques de lutte contre l’intimidation et de sécurité. En vertu du Code des droits de la personne de l’Ontario, il est interdit à toutes les écoles (publiques et privées) de se livrer à de la discrimination ou de la tolérer fondée sur des motifs protégés. Les écoles privées ont également des obligations contractuelles envers les élèves et leurs familles, qui comprennent généralement le maintien d’un environnement d’apprentissage sécuritaire. Pour les familles des élèves des écoles privées, le contrat d’inscription et le code de conduite des élèves publié par l’école constituent les principaux documents de référence pour la gestion de l’intimidation.
4.À quel âge le harcèlement scolaire est-il le plus fréquent dans les écoles de l'Ontario ?
Les recherches montrent systématiquement que le harcèlement scolaire atteint son apogée entre la 6e et la 8e année (environ de 11 à 14 ans), période de transition entre l'école primaire et le secondaire. La compétition sociale et la mise en place d'une hiérarchie entre pairs au début de l'adolescence créent un contexte propice au harcèlement. Ce dernier ne disparaît pas au secondaire, mais tend à évoluer : l'exclusion sociale, le cyberharcèlement et les atteintes à la réputation deviennent plus fréquents que le harcèlement physique, plus courant au collège. Pour les familles dont les enfants entrent en 8e et 9e année, il est particulièrement important d'agir de manière proactive concernant le climat scolaire et les relations entre pairs. Notre guide sur la transition de la 8e à la 9e année aborde les défis d'adaptation sociale de cette période.




